Vous possédez une vieille cheminée et vous vous demandez s’il est obligatoire de la tuber ? Vous avez entendu parler de nouvelles réglementations et vous voulez savoir où vous en êtes ? Vous cherchez à comprendre ce que dit vraiment la loi sur cette question ?
Eh bien, vous tombez à pic !
Cette question revient souvent, et pour cause : entre les normes qui évoluent, les exigences des assurances et les recommandations de sécurité, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Vous allez découvrir dans cet article tout ce qu’il faut savoir sur l’obligation de tubage, les cas où c’est vraiment nécessaire et comment vous y prendre.
Prêt à faire le point sur votre cheminée ? C’est parti !
Qu’est-ce que le tubage d’une cheminée ancienne ?
Le tubage d’un conduit de cheminée consiste à installer un conduit métallique (généralement en inox) à l’intérieur du conduit maçonné existant. On parle aussi de gainage du conduit. Cette opération vise à créer une évacuation des fumées parfaitement étanche et sécurisée.
Concrètement, vous faites glisser un tube en inox depuis le haut de votre cheminée jusqu’à votre foyer. Ce tube va remplacer le conduit en briques ou en pierre qui existe déjà dans votre maison ancienne.
Pourquoi faire cette opération ? Votre ancien conduit de cheminée, même s’il a bien fonctionné pendant des décennies, peut présenter des défauts d’étanchéité avec le temps. Les joints se dégradent, les briques se fissurent, et les fumées peuvent s’échapper dans vos murs ou votre toiture.
Le tubage garantit une évacuation des fumées optimale et sécurisée. Il améliore aussi le tirage de votre cheminée, ce qui se traduit par un meilleur rendement de votre appareil de chauffage.
Deux types de tubage existent : le tubage rigide pour les conduits droits et le tubage flexible pour les conduits avec des dévoiements. Le choix dépend de la configuration de votre conduit existant.
Dans quels cas le tubage est-il vraiment obligatoire ?
| Situation | Obligation légale | Recommandation |
|---|---|---|
| Construction neuve (depuis 2012) | OUI – Obligatoire | – |
| Installation d’un insert ou poêle à bois | OUI – Obligatoire | – |
| Foyer fermé | OUI – Obligatoire | – |
| Foyer ouvert ancien existant | NON | Fortement recommandé |
La réglementation est claire concernant les constructions neuves : depuis 2012, toute installation de chauffage au bois doit être équipée d’un conduit tubé. Cette obligation s’applique également lors de l’installation de tout appareil à foyer fermé dans une construction existante.
Si vous installez un insert, un poêle à bois ou à granulés dans votre cheminée ancienne, le tubage conduit cheminée devient obligatoire. Cette règle vise à garantir la sécurité de votre installation et le respect des normes en vigueur.
Pour un foyer ouvert ancien qui fonctionne déjà, la loi n’impose généralement pas de tubage. Cependant, cette situation peut évoluer selon votre région ou les exigences de votre assurance habitation.
Votre assureur peut en effet exiger un certificat de conformité pour votre cheminée, incluant parfois le tubage, pour maintenir votre couverture en cas de sinistre. Il est donc prudent de vérifier les conditions de votre contrat.
Les normes et contrôles à respecter
Quand vous décidez de tuber votre conduit, vous devez respecter des normes strictes. La norme NF DTU 24.1 encadre la construction et la rénovation des conduits de fumée. Elle définit les règles de pose, les matériaux autorisés et les méthodes de contrôle.
L’avis technique collectif n°14/03-851 concerne spécifiquement le tubage métallique pour les appareils de chauffage au bois. Ces textes imposent des contraintes précises sur l’installation.
Le tubage doit être continu sur toute la longueur du conduit, sans raccord intermédiaire. Cette continuité garantit l’étanchéité et la sécurité de l’évacuation des fumées.
Avant la pose, un ramonage complet du conduit existant est obligatoire. Cette opération permet de vérifier l’état du conduit et d’éliminer tous les dépôts qui pourraient gêner l’installation.
Une fois le tubage installé, un test d’étanchéité doit être réalisé. Ce contrôle vérifie que votre installation ne présente aucune fuite. Il doit ensuite être renouvelé tous les 3 ans maximum.
Ces contrôles ne sont pas optionnels. Ils conditionnent la validité de votre installation et peuvent être exigés par votre assureur ou lors d’une vente immobilière. Parfois, comme pour une poutre fissurée danger, les défauts structurels peuvent impacter la sécurité de votre installation de chauffage.
Quel type de tubage choisir ?
Le choix du tubage dépend de la configuration de votre conduit et du type d’appareil de chauffage que vous utilisez. Deux options principales s’offrent à vous.
Le tubage rigide convient parfaitement aux conduits droits sans dévoiement. Il offre une excellente résistance et un meilleur tirage. Ce type de tubage garantit une durabilité optimale et facilite l’entretien.
Le tubage flexible s’impose pour les conduits avec des courbes ou des dévoiements. Plus facile à installer dans les conduits anciens tortueux, il s’adapte aux contraintes architecturales de votre maison.
Pour les matériaux, l’inox reste le choix standard. Vous pouvez opter pour de l’inox simple paroi ou double paroi selon votre budget et les contraintes techniques. La double paroi offre une meilleure isolation thermique.
Le diamètre du tubage dépend de votre appareil de chauffage. Un insert nécessite généralement un diamètre de 150 à 200 mm, tandis qu’un poêle à bois peut se contenter de 120 à 150 mm. Un foyer ouvert demande souvent un diamètre plus important.
Les diamètres courants vont de 80 mm pour les petits poêles à 250 mm pour les gros foyers. Votre professionnel vous orientera selon la puissance et le type de votre appareil.
Contraintes techniques et règles de pose
L’installation d’un tubage respecte des règles strictes pour garantir la sécurité et l’efficacité de votre installation. Ces contraintes techniques ne sont pas négociables.
Le conduit doit déboucher à au moins 0,40 m au-dessus de toute construction située à moins de 8 mètres. Pour les toits plats ou les pentes inférieures à 15°, la sortie doit se situer à 1,20 m minimum.
La hauteur maximale d’un conduit ne doit pas dépasser 18 mètres dans certains cas de tubage flexible. Cette limite vise à préserver l’efficacité du tirage naturel.
L’isolation par rapport aux matériaux combustibles est primordiale. Votre conduit doit respecter des distances minimales avec les poutres, les charpentes et les cloisons. Ces distances varient selon le type d’isolation du tubage.
Le raccordement à votre poêle à bois ou votre insert doit être réalisé avec des éléments compatibles et certifiés. Tous les composants doivent résister aux températures et à la corrosion.
L’évacuation des condensats doit être prévue en bas du conduit. Ces condensats, produits par la combustion, peuvent endommager votre installation s’ils ne sont pas correctement évacués.
Quel budget prévoir pour tuber sa cheminée ?
Le coût d’un tubage varie considérablement selon la complexité de votre installation et le type de conduit. Voici les fourchettes de prix généralement constatées.
Pour un tubage simple, comptez entre 300 et 800 euros. Cette fourchette concerne les installations les plus basiques avec un accès facile et un conduit droit.
Les installations plus complexes peuvent atteindre 1 500 à 2 000 euros. Les surcoûts proviennent de la difficulté d’accès, de la longueur du conduit ou de contraintes particulières comme des dévoiements importants.
Le type de tubage influence aussi le prix. Un tubage rigide coûte généralement moins cher qu’un tubage flexible de même diamètre. La double paroi représente un surcoût par rapport à la simple paroi.
Dans la plupart des cas, le coût du tubage reste à la charge de l’occupant du logement. Pour les constructions neuves, c’est le maître d’ouvrage ou le propriétaire qui supporte cette dépense.
Certaines aides financières peuvent réduire votre facture. Les primes énergie, le crédit d’impôt ou les aides de l’Anah peuvent s’appliquer si votre tubage accompagne l’installation d’un appareil de chauffage performant.
FAQ : Vos questions sur le tubage des cheminées anciennes
Est-il obligatoire de gainer sa cheminée ancienne ?
Le gainage (ou tubage) n’est obligatoire que dans certains cas : constructions neuves depuis 2012, installation d’appareils à foyer fermé comme les inserts ou poêles. Pour un foyer ouvert ancien existant, ce n’est généralement pas imposé légalement, mais fortement recommandé pour la sécurité.
Peut-on utiliser une cheminée sans gaine ?
Vous pouvez utiliser une cheminée ancienne sans gaine si elle dispose déjà d’un conduit maçonné en bon état et si vous ne changez pas d’appareil de chauffage. Cependant, votre assurance peut exiger des garanties sur l’état du conduit et imposer des contrôles réguliers.
Quel est le prix d’un tubage de cheminée ?
Le prix varie de 300 à 2 000 euros selon la complexité. Un tubage simple coûte 300-800 euros, tandis qu’une installation complexe avec accès difficile peut atteindre 1 500-2 000 euros. Le diamètre, la longueur et le type de tubage (rigide ou flexible) influencent le tarif final.
Faut-il tuber une vieille cheminée pour l’assurance ?
Votre assureur peut exiger un certificat de conformité incluant l’état du conduit. Si votre conduit ancien présente des défauts d’étanchéité ou ne respecte plus les normes de sécurité, l’assurance peut refuser l’indemnisation en cas de sinistre. Le tubage constitue alors une protection indispensable.
